DEUX PETITES VIEILLES, TRÈS VIEILLES

Histoires de personnes âgées qui encore vivent dans les montagnes du nord du Portugal.

 

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PENEDA-GERÊS Portraits  Slideshow

2'13''  JUIN 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Et maintenant nous vous le donne un rhum et un peu de pain, veulent vous? Et un petit peu plus d'une viande ou du porc. Regardez, je lui donne! Propre, le pain est de le boulanger et le jambon est également bon. Voulez vous une escalope? Je vous donne! Regardez ce que je vous donne de bonne volonté...»

LUCINDA PILOTO (82) Pitões das Júnias, Montalegre, juin 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Etelvina Azevedo (81), Pitões das Júnias.

Il était nécessaire de “mourir” pour élever des enfants (sept en tout, cinq qui ont survécu), et maintenant, qui se rapproche de le fin, il n'y a pas de désir pour une seconde vie. La crise — ou qui veulent l'appeler, parce que la crise a toujours existé — remet en question la foi de tous.

 

Pour le capitalisme (comme on dit Sponville et Rimbaud — et il ya de la poésie tragique dans les villages de l'intérieur!) la morale est une faiblesse de la cervelle.

 

Ici, il ya peu d'argent pour investir dans les initiatives de bienfaisance. Pour les personnes âgées, la menace de la misère est doublée: dans de nombreux cas, et il n'y a pas d'argent pour acheter des médicaments.

 

Voici le triste résultat de l'étrange relation que nous entretenons avec nous-mêmes, dans nos préoccupations avec la vie, la beauté et avec le temps à venir.

 

L'exubérance (ou “fatalisme du bonheur” — Rimbaud) de certains, est la mutilation de nombreux autres. Il est urgent de réfléchir à ce sujet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEUX PETITES VIEILLES, TRÈS VIEILLES

Pitões das Júnias, Montalegre

 

 

«Oh ma belle demoiselle,

D’ Amarante vient le vent.

Celle qui parle facilement

Ne peut prétendre à se marier.»

MARIA DIAS CARVALHO

 

 

«Les fleurs des prés

Fleurissent spontanément.

Tel un garçon célibataire

Tant qu’il n’a point de femme.»

MARIA TERESA